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B comme Beirut.

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Peut-on tomber amoureuse d’une ville comme on tombe amoureuse d’un homme? Si certaines femmes ont une attirance particulière pour les garçons aux yeux bleus, moi, définitivement j’ai une attirance pour les villes en b. Bordeaux. Barcelone. Beirut. Je ne connais pas encore Buenos Aires, mais gageons que le jour ou j’y déposerai un pied, je risque de faire des infidélités à la ville emblème du pays du cèdre.
Mais, So far, mon cœur est à Beirut.
J’aime Beirut car il n’y a aucune certitude. Une pétarade peut être tout aussi bien un feu d’artifice que des coups de fusils. Comme un homme qui vous surprend chaque jour, cette ville connaît tout sauf la routine -mis à part le trafic quotidien dense.
Beirut c’est beau car c’est tout.
C’est la mer et la montagne. C’est les 5 hôtels et les bidonvilles. Ce sont les chiites, les chrétiens, les sunnites et les druzes. Ce sont les cèdres et les fossiles. C’est la capacité à rendre ce paragraphe non exhaustif.

20120902-174502.jpg L’enseigne lumineuse d’électricité du Liban ne parvient même pas à être allumée et pourtant chaque jour des dizaines de feux d’artifices sont lancés. Certes les ampères ne sont pas suffisants pour offrir une électricité continue, mais la lumière qui manque dans les prises est compensée par celle des gens. Car outre ses paysages, ce qui fait la richesse d’un pays ce sont aussi ses habitants. À l’image du pays, les libanais sont plein de scories (voir deux ou trois choses que je sais d’eux), ils peuvent être zouz et charmoutas, ils peuvent être extrêmement cultivés et éclairés, mais surtout ils peuvent être zouz et cultivés.
Leur seul défaut notable, que leur accueil se traduise par l’assiette. Le Liban c’est magnifique pour se ressourcer mais un peu moins pour les artères et sur la balance. C’est comme si à l’inverse du pays lui même qui jamais ne vous rassasie, la gastronomie venait mettre un point final à une histoire qui ne peut en avoir.
On dit que si tu crois avoir compris quelque chose au Liban, alors c’est que tu n’as rien compris. C’est criant de vérité. Mais de la même façon que ce sont pour les hommes imprévisibles que l’amour est le plus pérenne, nul doute que le Liban sera aimé encore longtemps et par beaucoup. Tant et toujours que l’on y comprendra rien.

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Cette entrée a été publiée le 2 septembre 2012 à 1705 38. Elle est classée dans Vis ma vie de Dubaiote et taguée , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

3 réflexions sur “B comme Beirut.

  1. B. like Beirut

    Can we fall in love with a city as we fall in love with a man? If some likes blue eyes guys, me definitely, I like B. cities. Bordeaux, Barcelona, Beirut. I don’t know yet Buenos Aires, but I bet that as soon as I’ll meet it/him, I will cheat on the cedar country with it.
    But so far, my heart belongs to Beirut.
    I love Beirut cause there is no certainty. A backfire can be a firework as well as gun shots. Like a man who surprises you everyday, this city knows everything except routine –but the daily traffic jam.
    Beirut it is beautiful cause it is all.
    It’s the sea and the mountains. It’s 5 stars hotels and slums. It’s Shiites, Sunni, Christians and Druze. It’s cedars and fossils. It’s making this paragraph impossible to complete.
    The lighted signage of Lebanon Electricity doesn’t succeed in being on, and yet dozens of fireworks are launched. Of course amperes are not enough to provide a full time power, but the missing light in the socket is balanced by the human being light. Cause among other things what makes the wealth of a country is its citizens. Like the country the Lebanese are full of dross (cf. previous post ‘’2 or 3 things I know about them’’). They can be rednecks and charmoutas* (*hore), they can be highly civilized and witty, but above all, they can be rednecks and civilized at the same time. Their only noteworthy flaw; that their hospitality is shown by the plate. Lebanon is great to indulge but a little bit less for the arteries and scale. It’s like, contrary to the country that never fulfills you, gastronomy comes to put an end at an History which doesn’t have any.
    They say if you think you understand anything to Lebanon that means you didn’t get anything. It’s deeply true. As the love lasts longer for unpredictable man, no doubt Lebanon will be loved a lot and a long time. As long as it won’t be understood.

  2. Entendu ce matin dans la revue de presse de Frederic Pommier sur France Inter  » Le Liban c’est plus qu’un pays c’est un message. »

  3. Pingback: Un homme ça trompette énormément | hellohelwe

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