hellohelwe

Il me manque des mots

Voilà une histoire que j’aurais aimé qu’il m’arrive à moi.
Mon couple bat de l’aile, j’ai perdu confiance en l’homme que j’aimais depuis 4 ans. Il veut sauver notre relation et me jure ses grands dieux qu’il n’y a personne d’autre que moi dans sa vie. Il revient d’une soirée entre amis, beurré comme un petit lu et s’endort aussitôt sans même prêter attention à moi. Alors dans le lit, je rumine, et dérangée par ses ronflements je décide de me lever. Je m’assoie d’abord dans le salon et regarde son téléphone, RAS. Mais j’étouffe, alors armée d’une tisane, je vais me mettre sur la terrasse, lovée dans un plaid -et histoire d’être un peu couverte à la vue des voisins, je ne dors qu’avec une culotte, et l’affreux d’en face ne mérite pas de voir mes seins. J’attrape son ordinateur portable, je dois vérifier ses mails. Je ne connais pas son mot de passe. Mais je suis têtue et je me crois dans un film, alors j’essaie. J’essaie mon nom, ça ne marche pas. Que je suis stupide de croire que je puisse être son sésame. Sa date d’anniversaire. Non plus. Notre date de rencontre. Que je suis con encore. J’essaie tout ce qui me passe par la tête pendant deux heures. Les chances que je decouvre son mot de passse sont aussi minces que celles de me retrouver en transit a l’aeroport de Schipol en compagnie de Marc-Andre Grodin. Et pourtant, là par miracle ça marche. Je lis ses mails. Et j’ai l’impression de tomber au fond du gouffre et d’être un de ces chiliens coincés au fond de la mine. Puis la rage me prend, je rentre en furie dans la chambre, lui jette l’ordinateur à la figure en lui criant qu’il est un porc et comme je deviens folle, je m’enfuie. Je dévale la cage d’escaliers et courre jusqu’à chez une de mes amies. Ce que j’oublie c’est que je traverse le dix huitième arrondissement nue.
Cette histoire que je fais mienne, quand elle m’a été racontée, je me suis dit mais ce n’est pas possible, c’est une scène de film. C’est tellement romanesque. Et c’est la où je veux en venir. Le mot que je cherche ce n’est pas romanesque, dont la définition pourrait être qui est digne d’un roman, mais bel est bien l’adjectif qui signifie qui est digne d’un film. Malheureusement, quand j’écris filmesque le correcteur automatique me le souligne. Alors que cet épisode me rappelle davantage une scène de l’auberge espagnole plus que d’un chapitre d’Alexandre Jardin. Pourtant le principe d’une langue vivante est de changer, de s’amender alors si dans mon Larousse je peux maintenant trouver Twitter, je voudrais y voir figurer filmesque.
Bernard Pivot je voudrais que tu me lises.
Nb. Je crois dorénavant possible de croiser Marc André Grodin a Amsterdam.

I miss some words.

Here is a story I would have liked to happened to me.
My relationship is in trouble. I cannot trust anymore the guy I was in love with for the last 4 years. He wants to save the us and swears there is nobody else but me in his life. He is back from a pal party as drunk as Charlie Sheen on the my uncle charly set. So he hits the bed without even having a glimpse on me. So in the bed I start to ponder, and bothered by his snore, I get up. I first sit down in the living and check on his phone. Nothing to report. But I can’t breath so I grab my cup of tea, and wrapped in a blanket -yeah cause I sleep half naked, and the gross neighbour doesn’t deserve to see my boobs- I go on the terrace. I take his laptop, I have to check his email. Of course I don’t know his password. But I am stubborn, and I feel like I am in a romcom, so I gonna try. I try my name. Doesn’t work. How stupid I am to believe I could have been his key. His birthday. Neither. The date we meet. How stupid again I am. There is as many chance to find out his password than being in transit with Robert Pattinson in Schipol. And yet, out of a sudden it works. I can read his email. I feel like Baumgarten falling from 40 miles down. I got some much anger, I throw the laptop on his face and I run away to a friend’s place. But what I forgot is that I was running in the middle of Paris streets half naked.
This story that I made my own, when I heard it I thought no way this is a movie scene quote, this is so fictional. But in French fictional can be said novelly, novel worthy. But actually the word I was looking for, was more a la romcom, movie worthy. Words that doesn’t exist. In a way the English is more adapted than my maternal tongue. But still it shows that in Shakespeare’s one, novelly neither movilly doesn’t exist. The concept of a alive tongue is to move, change and adapt with time, so if I can find now in the dictionary to google, I want to find as well movilly.
Harraps CEO, please read my post.
Nb. I believe now I can bump on Robert Pattison in the airport.

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Cette entrée a été publiée le 30 décembre 2012 à 2210 52. Elle est classée dans Flair et taguée , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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