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Le bruit des glaçons et le battement d’ailes du papillon

À la chasse aux papillons je risque de pêcher des glaçons… En d’autres termes, à force d’avoir des œillères brocardées des échecs passés qui me laissent un goût d’inachevé, je vais finir moisie.
Et deux générations de femmes sont là pour, au choix, me mettre en garde, me le rappeler ou m’enfoncer.
La première qui se demande bien pourquoi je ne laisse pas une chance à ce garçon qui lui paraît si bien sous tous rapports. Et non pas justement parce qu’il lui plaît à elle, j’ai déjà dépassé ce stade pschynalo-débilitant où je m’évertuerai à dénigrer tout ce qui a reçu l’absolution maternelle. J’ai de nombreuses tares mais je suis épargnée de celle-ci. Alors oui il est intelligent, il est cultivé, il est gentil, il est beau, on dirait même Alain Delon jeune, et par dessous tout, il semblerait qu’il m’aime, même avec mon nez. Mais quand je pense à lui je n’ai aucun papillon dans le ventre. J’en ai davantage quand je pense à l’autre; marié, futur père, qui a autant de chance de gagner une partie de trivial pursuit que moi de remporter le prix Nobel de mathématique, et dont sa pratique de la religion aurait une certaine propension à faire cacher ma si belle chevelure (elle compense le nez).
Ce dernier n’est pas validé par la mère supérieure. Et encore une fois ce n’est pas parce qu’il ne lui plait pas qu’il me plaît à moi. Quand les papillons s’envolent, plutôt dans ce cas, quand les phéromones se dissipent, je me rallie à son opinion.
Alors pourquoi maman les gens biens font ils les mauvais choix? (NDLA : Petite entourloupe de l’auteur, avec l’adresse à la mère, qui est au monde la personne qui l’aime sans condition et concession, elle peut se permettre de dire qu’elle est une fille bien sans être contredite). Probablement parce qu’il est plus facile de se relever d’une chute amoureuse d’un cheval boiteux plutôt que de tomber (amoureuse) du haut du cheval du prix Nobel des princes charmants. Peut être parce qu’on accepte l’amour que l’on croit mériter, car au final on tombe toujours amoureux, on ne s’envole pas (comme des papillons) en amour.
Combien de chenilles va-t-il falloir que je n’écrase avant de me rendre compte qu’elles sont des papillons en gésine? Wait a minut papillon…
Non je n’ai visiblement pas le temps. Car ma grand-mère tout juste sortie de la torpeur de sa sénilité pour venir m’assener qu’à mon âge elle avait déjà trois enfants et qu’il est grand temps que je trouve un mari. Et lorsque je monte dans l’avion avec trois presses aussi diverses que libération, elle et courrier international, tous d’avoir un article sur le projet de loi permettant aux jeunes femmes de faire congeler leur ovules tant qu’il est encore temps. Mais au fait, qui a raison, car moi ça change mon temps de chasse, dans l’un l’âge moyen du premier enfant est de 28 ans, dans l’autre 31. Je n’aime pas la banalité, mais j’aimerais être dans la normalité.
Alors pour continuer à rêver ce n’est peut être pas mes ovules que je vais aller faire congeler mais mes papillons. Car ils élèvent mon quotidien amoureux.

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Cette entrée a été publiée le 9 janvier 2013 à 2210 38. Elle est classée dans Flair et taguée , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

3 réflexions sur “Le bruit des glaçons et le battement d’ailes du papillon

  1. Le , davedubaidave@yahoo.co.uk a dit:

    Hey?
    Sent using BlackBerry® from Orange

  2. Le , Indacarlotte a dit:

    Wait a minute! The translation is coming tomorrow!

  3. Le , Indacarlotte a dit:

    At the butterfly hunt I might fish some ice cubes. In other words, by dint of having eyebath embroidered with my previous failures which leaves me with a taste of uncompleted, I’ll end up mouldy.
    And two generations of woman are here to either, warn me, remind me or blame me.
    The first one who is wondering why I don’t give that pretty boy a chance. And not because I have to hate everything she likes. I am over that stupid psycholo-dumb stage where I will keep on denigrating everything mum approves. I am fullflaw but not with this one. So well, he is smart, kind, educated, handsome, he even looks like James Dean, and moreover it seems he likes me. My nose included. But when I think about him I don’t feel any butterfly in my belly. I feel some more when I think about the other one, married, father to be, who has as much chance to win a trivial pursuit game than me winning the mathematic Nobel prize, and whose religious penchant could hide under a scarf my gorgeous hair (my hair, which balance my nose). This is one is not approved by the mother superior. But once again, it’s not because she doesn’t like him that I do. When butterflies are flying away, or rather when pheromones vanish I make her call mine.
    So why mum, good people make bad decisions? (Author’s note: small trick, with the mum’s address she can call herself a good girl without being denied.) Probably because it’s easier to stand up after a love fall from a woobbly horse than falling (in love) from the height of the Nobel prize’s of Prince Charming horse. Maybe because we welcome the kind of love we think we deserve, cause at the end we always fall in love we never fly (like butterflies) in love.
    How many caterpillar should I walk on it before understanding they are butterfly to be? Wait a minute papillon…

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