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La vérité sur l’affaire Harry Québert

Assez idéalement, rencontrer un livre de 668 pages, dont les critiques sont excellentes, au début des vacances, c’est un peu comme rencontrer James Franco au moment même où mon horloge biologique se met en marche. C’est la panacée.

Or, au fil des pages découvrir que ledit roman, est l’équivalent français millésime 2013 de Millénium, c’est comme, histoire de filer la métaphore, rencontrer James Franco et le savoir impuissant.

En effet, le livre est un peu  Cold Case affaires classées qui rencontrerait un opus mielleux de Barbara Cartland. Jamais pour me séduire James Franco ne me parlerait ainsi : « Ma chérie, Comment pouvez-vous dire que je ne vous aime pas? Voici pour vous des mots d’amour, des mots éternels qui viennent du plus profond de mon coeur. Des mots pour vous dire que je pense à vous tous les matins quand je me lève, et tous les soirs quand je me couche. Votre visage est imprimé en moi, lorsque je ferme les yeux vous êtes juste là. {…) Je vous aime tant. Tous les jours, et toutes les nuits ». Ad nauseam. Cette mièvrerie sentimentale est le plus grand travers de cette narration, avec les grosses ficelles qui zooment sur les détails à remarquer -ahhhh les mouettes! On pourrait également reprocher à Joel Dickers de s’autocongratuler à longueur de chapitres. En effet, il n’a de cesse de décrire les deux écrivains du livre comme les auteurs de chef d’oeuvres ou comme le plus grand écrivain américain de la décennie, et pour appuyer ce jugement de valeur, de reproduire des paragraphes entiers, écrits, nécessairement, par lui même.

Néanmoins, je préférerai toujours voir des gens sur la plage lire un roman plutôt que Closer, alors même s’il s’agit de l’affaire Harry Québert, c’est un moindre mal. Et puis, Joel Dickers et moi avons le même âge, et il a indubitablement davantage de talent.

Et comme le livre n’a pas encore été traduit en anglais, James Franco et moi-même ne pouvons partager nos avis, et regarder les mouettes ensembles.

 

The truth about Harry Québert’s case.

This post is a review of the Joel Dicker’s novel, which hasn’t been traduced in english yet. But basically, when it will be released abroad, is not a to-read-book.

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Cette entrée a été publiée le 11 août 2013 à 1907 53. Elle est classée dans Flair et taguée , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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