hellohelwe

Une longue journée de campagne

Je me souviens d’un temps où après avoir tarit toutes les activités que l’on pouvait trouver à la campagne ; vendanges vertes, saute mouton sur les bottes de foin, ramasser les œufs, cueillir et manger à même l’arbre des pêches (et par là inventer des épreuves de koh Lanta avant même que ça existe, rapport aux vers dans le fruit), venait le temps de l’ennui. On faisait alors un solitaire.

Aujourd’hui, mes neveux et nièces ne savent certainement pas comment disposer les cartes et moi même j’ai oublié alors que je suis au niveau 389 de candy crush.

Dans mon souvenir, la lassitude campagnarde était récompensée au retour, par un arrêt au MacDo. Et je parle d’un temps où les macdrives n’existaient pas. Il fallait trouver à se garer et passer sa commande (ne jamais y dîner : j’ai quand même été élevée dans une famille de bon goût !). Il y avait donc de l’incertitude, le paternel ne trouvant pas à se garer pouvait changer d’avis et aller faire une omelette à la maison. Cette angoisse et cette attente aiguisaient mon sens du créneau.

Pourquoi ce discours de vieille conne ? Cette propension à la nostalgie ? Alors que le Liban est mon pays préféré aussi parce que c’est le seul pays au monde, où après avoir composé le 1283, le big mac arrive en bas de chez toi. Peut-être parce qu’il y a deux jours j’ai rêvé d’un minitel (alors que d’habitude, c’est James Franco qui occupe mes nuits). Il y a une forme de regret de l’avant tout wifi. Où tout n’était pas accessible. Où l’on allait à Londres pour Topshop et en Espagne pour ramener (non pas des cigarettes et de l’alcool en ce temps là) la « galeta la mas vendida en el mundo », les oreos, qui bien que best seller dans le monde entier n’étaient pas –encore- vendus en France.

Néanmoins il reste que si l’envie me prenait de faire un vieux solitaire des familles avec des vraies cartes physiques c’est sur le st graal qu’est internet que je trouverai comment on les dispose.

Alors même si je souffre pour son dos, je suis heureuse que ma nièce doive porter à l’école un dictionnaire. Et qu’elle sache trier le bon grain de l’ivraie, sur wikipedia et dans les champs de blé à la campagne.

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Cette entrée a été publiée le 2 octobre 2014 à 2109 50. Elle est classée dans Flair et taguée , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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