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Habibté et autres mon chéri

Comment se défaire d’un surnom ridicule ? C’est la question que doit se poser « Le Pingouin » qui n’arrive pas à se faire appeler différemment depuis le lycée. Et puis moi aussi, qui va éternellement rester « tatie » alors qu’avec mes neveux et nièces nous nous accordons à dire que ce n’est pas possible.

J’ai mis longtemps avant de supporter mon prénom. Entre 8 et 12 ans – au moment où le goût n’est pas formé, n’est pas encore certain, j’en voulais à mes parents de ne pas m’avoir appelée Linda. Les filles qui s’appelaient Linda, « elles avaient trop de chance », ainsi que les Vanessa et les Joy. Je répète j’avais entre 8 et 12 et aujourd’hui douée d’un goût sûr et sûre de mes gouts, je préfère mon prénom officiel à tous mes fantasmes baptismaux pré-pubères.

Et j’aime autant que l’on utilise ce prénom. Je refuse d’être ma chérie. Car je ne suis pas sa première chérie, alors que je suis peut-être sa première Charlotte. Ainsi, en m’appelant par mon nom il me prouve si ce n’est son amour, tout du moins sa concentration. Le chéri, mon chéri est une parade pour éviter les lapsus. Par ce truchement soi-disant amoureux, on évite d’interpeller Jules en le nommant Clément ou Ronan. On évite donc de le vexer. Alors lorsqu’il m’appelle habibté je sais que ca lui évite de se tromper. Je le sais, parce que j’utilise moi même une variante de cette entourloupe quand j’invite mon amie nymphomane, je lui demande toujours « tu viens avec ton homme ? » car si il y a une chose immuable c’est son orientation sexuelle. En revanche le joyeux élu est rarement pérenne et dépasse la semaine, alors si je devais me souvenir de tous leurs noms, c’est un bottin que j’aurais pour invitation !

J’ai eu une belle mère qui donnait du « mon chéri » à qui mieux mieux. A son mari, à ses garçons, à ses filles, à son chien, à son perroquet, à son boucher, à ses petits enfants, à son facteur. Alors chaque fois qu’elle m’interrogeait par « mon chéri » je ne pensais jamais à me retourner. Car dans ma tête, je ne suis ni son mari, ni son perroquet, ni son boucher. CQFD. Je ne suis pas tout le monde je ne répond donc pas à tous les mon chéris.

Je laisserai aux psys le soin d’analyser les dérives sentimentales du type « mon bébé » que de petites amies trop maternantes gratifient leur moitié, les zoophiliques « poussin » et tout le champ lexical du ridicule. Qui visiblement ne connaît aucune limite, pas vrai choubidou ?

La panacée du couple n’est ce pas d’être aimée passionnément et appelée simplement ?

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Cette entrée a été publiée le 20 octobre 2014 à 1402 32. Elle est classée dans Encyclopédie masculine, Flair et taguée , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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