hellohelwe

Campagnol en goguette

C’est poétique certes. C’est la sensation que l’on a surement. Or concernant l’amour, il n’est pas question de papillons dans le ventre mais d’ocytocine dans le cerveau.

Tout est scientifique, tout est démontrable, tout est calculable. Peu de place pour ce qu’on pourrait fantasmer comme une passion irraisonnée.

Hier je m’endormais dans mon canapé, dans le salon et seule – car l’émission le rappelait encore, les couples qui ont une télévision dans leur chambre ont deux fois moins de rapports sexuels que les autres- devant le documentaire scientifique « du baiser au baiser ». Si il aboutit à une conclusion je l’ai manqué, ma mélatonine ayant eu raison de la légèreté de mes paupières. Cependant, j’ai appris quelques éléments me permettant, en termes de « relations amoureuses » de ne pas tomber de haut, ou tout du moins de ne pas trébucher.

Je savais déjà expliquer mon énigmatique attirance pour untel, parce que ses gênes sont complémentaires aux miens, chose que je « sentais » grâce à son odeur. Mais je ne savais pas que si l’on plait davantage lorsque l’on est en couple c’est parce que les mêmes hormones que celles produites lors d’un rapport se déplacent sur les cordes vocales, modifiant notre voix et la rendant plus séductrice.

Comme beaucoup je supputais la gente masculine d’être plus prompte à l’adultère. Faux, il y a « des groupes de gens » plus enclins à la tromperie, ceux qui ont une mutation du gène BDBRA*. Et ce groupe est, dans la nature, parfaitement paritaire. Cependant, à ces recherches s’ajoute une autre qui tend à démontrer que les femmes en couples évitent davantage le danger, la tentation que les hommes qui foncent entre les murs de l’officieuse. Ce comportement, on le retrouve à l’identique chez le campagnol des champs (pas son cousin des montagnes, qui bien que physiquement semblable, est, lui, incapable de créer des interactions sociales) en cela que le campagnol « fonde une famille », reste dans son foyer, et dès lors qu’il part en promenade, peut fauter avec une campagnol de passage, mais rentrera toujours dans ses pénates. En somme, rongeur dragueur même combat ; on peut s’encanailler tant qu’en vrai, on a le désir profond de rentrer chez soi.

Alors comment fait-on pour éviter d’être cocufiée ? On cherche l’homme sans l’allèle BDBRA qui gagne mieux sa vie que moi (oui parce que l’homme qui gagne moins que sa femme, la trompe davantage) ou on prend le risque de continuer à chasser des papillons sauvages plutôt que de raisonner scientifiquement ?

 

* Il était minuit quarante, il se peut, que mon cerveau ait altéré la précision de certaines infos !

Publicités
Cette entrée a été publiée le 10 décembre 2014 à 1705 09. Elle est classée dans Encyclopédie masculine, Flair et taguée , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :